Mon père pratique la sorcellerie peut il être mon tuteur ?(et personne dans ma famille ne veut que je me marie selon la sunna)

 

Mon père pratique la sorcellerie peut-il  être mon tuteur ? Et personne dans ma famille ne veut que je me marie selon la sunna.
 

 

Question : Une sœur demande : « J’aimerais me marier bi idhniLlah (par la volonté d’Allah). Seulement j’ai un problème au niveau de ma tutelle. Mon père pratique la sorcellerie (Allahou mousta’an (qu’Allah nous  aide) et ma mère et mes frères ne veulent pas que je me marie selon la sounnah. Pourriez-vous me conseiller ô sheikh sur la façon dont je dois agir bi idhniLLAh.

 

Réponse du sheikh :

La sorcellerie ne rend la personne mécréante que dans un cas. Sheikh ibn Outheymine rahimahouLlah (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit que le sorcier se divise en 2 catégories.

Il y a le sorcier qui demande, par exemple, de faire certains mélanges, de les manger ou de les boire, etc. D’après Sheikh ibn Outheymine, ce sorcier n’est pas kaafir (mécréant).

Par contre, il rentre dans le kouffr (la mécréance) lorsque ce sorcier travaille avec les djinns, qu’il demande aux gens de faire ceci ou cela, en employant les djinns. C’est ce sorcier-là qui devient kaafir (mécréant).

Pour répondre à la deuxième question « mes parents m’empêchent de me marier selon la sunna ». Qu’est-ce que cela veut dire selon la sunna ? Moi, je ne suis pas obligé de tout montrer à mes parents. Par exemple si le frère qui veut me demander sait que mes parents sont contre la sunna, je ne vois pas pourquoi il viendrait demander ma main habillé en qamis. S’il a l’habitude de porter le qamis, ce jour-là, il l’enlève et met un pantalon qui arrive aux chevilles, qui ne descend pas en-dessous. Il met une veste. Na’am (oui). Une fois marié, il est libre. Personne ne va lui dire pourquoi il met le qamis. Donc, s’ils sont contre la sunna, j’essaie de ruser en leur montrant que mon mariage est simple. Et après le mariage, je fais ce que je veux bi idhniLlahi ta’ala (selon la volonté d’Allah Le Très-Haut). L’essentiel est d’être avec mon mari. Ensuite, je suis libre. Wa Allahou arlam (et Allah est Le Plus Savant).

La question mérite plus de détail pour bien y répondre car je n’ai pas bien compris ce que veut dire « est contre la sunna », je n’ai pas bien compris.

Si je sais que mes parents sont contre la sunna, la sunna n’étant pas obligatoire, j’essaie ce jour-là de ne pas faire cette sunna. Wa Allahou ta’ala arlam (et Allah Le Très Haut est Le Plus Savant). Est-ce que la sœur a des détails à donner in sha Allahou ta’ala.

Na’am. La sœur demande quand doit-elle annoncer la situation au prétendant la situation concernant son père (c’est-à-dire que son père est un sorcier) ? Elle ne sait pas comment si prendre et a très honte de parler de son père.

Réponse du sheikh :

Elle lui annoncera après qu’il ait donné l’accord. Car s’il vient la voir et qu’il ne donne pas encore l’accord, à quoi ça sert de lui dire ? Car il est possible qu’il lui dise non avant cela (qu’il ne veuille plus du mariage) et après tout le monde sera au courant de sa situation sachant qu’elle a très honte de cela.

Mais quand il aura donné son accord, si la personne lui plaît et qu’ils seront tous les deux d’accord pour le mariage, il faudrait alors qu’il sache la réalité. Qadar Allahou wa ma chèfè3el. Comme ça, il aura alors le libre choix de continuer ou bien de se rétracter et de ne pas se marier en ayant un beau-père comme ça.

Il peut aussi dire قدر الله وماشاء فعل (qadar Allahou wa ma chèfè3el,  Allah l'a Décrété  et ce qu’Il a voulu arriva) la sœur est ma sha Allah, ce n’est pas parce que son père est mauvais que je vais la punir (par mon refus) alors que c’est son père qui n’est pas bien mais que la sœur remplit les conditions. Normalement, c’est comme ça qu’il devrait penser.

Donc, elhamdouliLlah, je lui montre la vérité, ensuite il choisit bi idhniLlah ta’ala. Et si Allahou ta’ala a écrit ce mariage, je fais des douaas et il viendra in sha Allahou ta’ala (si Allah le Très-Haut le veut). Si cette personne ne me convient pas, je fais des douaas pour qu’Allah ta’ala l’éloigne de moi et me donne quelqu’un mieux que lui.        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RUBRIQUE : Avant le mariage

SOUS-RUBRIQUE : Désaccords familiaux

 

Les parents d'un frère ne veulent pas qu'on se marie car on n'est pas de la même origine.
 

Question d’une sœur : Qu’Allah vous récompense ainsi que les administrateurs. Quel est le droit des parents sur le mariage, pour un homme, si les deux parents désapprouvent la sœur parce qu’elle est reconvertie et d’une origine différente que celle du frère ? Peuvent-ils désapprouver ce mariage ou pas ?

 

Réponse du sheikh :

Vous savez comment Allah ta’ala a élevé les parents.

Comme a dit Allah ta’ala (Allah Le Très Haut) dans sourate Lûqman, verset 14 :

« أَنِ ٱشْكُرْ لِى وَلِوَٰلِدَيْكَ إِلَىَّ ٱلْمَصِيرُ » 

" Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents. Vers Moi est la destination. »

Mais en principe, les parents, soubhanAllahou el ‘adhim (louanges à Allah Le Majestueux), doivent être en fait compréhensifs et ne doivent pas pousser les enfants à leur désobéir. Ils doivent faciliter pour leurs enfants ce qu’ils aimeraient pour eux-mêmes. Des fois, les parents n’acceptent pas les prétendants que leurs filles veulent ou les prétendantes que leurs fils veulent, parfois, pour des raisons valables. Et d’autres fois, pour des raisons qui ne sont pas valables.

Regardez par exemple, dans le hadith authentique, dans lequel est cité que Abdoullah ibnou Omar, le fils de Omar ibnou Al Khattab, radhi Allahou ‘anhouma wa ta’ala (qu’Allah Le Très Haut soit satisfait d’eux), était marié à une femme. Son père, Omar ibnou Al Khattab lui a dit de la divorcer. Son fils se trouvait alors entre deux feux. J’obéis à mon père et je divorce une femme que j’aime ou alors je reste avec la femme que j’aime et je désobéis à mon père. Il est allé voir le prophète, sallaLlahou ‘aleyhi wa salam (paix et bénédiction sur lui) et lui a raconté l’affaire. Le prophète lui a dit :            «  اباك  أطاع  - Obéis à ton père ».  Et il a divorcé alors que c’était une femme qu’il aimait. Les savants ont dit donc si maintenant un père va dire à son fils de divorcer sa femme, est-ce qu’on va prendre comme  référence ce hadith et on va lui dire de divorcer sa femme ou bien il reste avec elle ? Que doit-on faire ? Les savants ont dit on va voir dans ce hadith pourquoi lui a-t-il dit de divorcer sa femme ? Omar, radhi Allahou ta’ala ‘anhou (qu’Allah Le Très Haut soit satisfait de lui) a dit à son fils de divorcer sa femme parce qu’il a remarqué qu’elle était une fitna pour lui au point où il a eu peur pour lui qu’elle le dévie du chemin. Na’am. Donc qu’elle soit une cause pour qu’il ne prie pas à l’heure ou pour d’autres choses. Les savants ont tiré de ce hadith la conclusion comme dans l’histoire avec le prophète Ibrahim ‘aleyhi salam (paix sur lui) et son fils Ismaïl ‘aleyhi salam (paix sur lui). Na’am. Quand il est venu le visiter et qu’il ne l’a pas trouvé. Il a fait un petit test à sa femme. Il lui a demandé comment ça allait etc. Elle a répondu que ça n’allait pas, que rien allait. Ibrahim ‘aleyhi salam a alors dit à cette femme de transmettre à Ismaïl ‘aleyhi salam que son père lui avait rendu visite et qu’il lui a dit de changer le seuil de sa porte. Cela veut dire que son épouse n’est pas bien et qu’il doit en changer.

Les savants se sont alors demandés si un père demande à son fils de divorcer, est-ce que, d’après le hadith, il divorce ou pas. On a posé cette question au grand savant Ahmed ibnou Hanbal rahimouhouLlah (qu’Allah lui fasse miséricorde). Il a dit si ton père a la même vision, le même caractère, le même niveau dans le dîne que Omar, alors obéis-lui.

Maintenant, si le père demande de divorcer alors que la femme remplit toutes les conditions mais qu’elle ne lui plaît peut-être pas parce-qu’elle ne porte pas de pantalon par exemple, en disant que c’est une arriérée, qu’elle porte le jilbeb et je ne sais quoi, qu’elle ne veut pas montrer ses cheveux à ses autres enfants, c’est-à-dire aux frères du mari et qu’il demande de la divorcer. Dans ce cas-là, le frère ne la divorce pas, parce-que la faute vient du père. C’est le père qui jèhel (faire un acte de mécréance) et qui en faute.

Par contre, si le père a remarqué que cette femme faisait des choses suspectes, par exemple, qu’elle reste longtemps sur le balcon, qu’elle  est tout le temps en train de regarder les hommes, qu’elle leur fait des signes avec sa main ou je ne sais quoi et que le père dit à son fils de la divorcer, il doit alors la divorcer.

Pour revenir à notre question, na’am. Les savants ont dit que si un père interdit carrément le mariage alors il ne faut pas lui obéir. Il veut empêcher le mariage alors que le mariage est une adoration.

Mais si le père dit ne te marie pas avec cette sœur-là, les savants ont dit qu’on essaie de le convaincre pour qu’il accepte. Sinon il y a alors deux choses qui se contredisent. Se marier avec telle sœur et obéir à ses parents. Obéir à ses parents est obligatoire et se marier avec telle sœur n’est pas obligatoire. On fait primer l’obligatoire sur ce qui n’est pas obligatoire.  Qu’est-ce qui est obligatoire ? Obéir à ses parents. Et se marier avec telle sœur ? Ce n’est pas obligatoire. Allah ta’ala m’a seulement dit de me marier mais pas avec telle sœur en particulier. Donc les savants ont dit de faire primer l’obligatoire sur ce qui n’est pas obligatoire. Et pour faire plaisir à mon père, j’essaie de chercher une autre épouse qui convienne aussi bien à moi qu’à mon père. Sinon, je patiente en essayant de le convaincre et de lui faire comprendre et de lui envoyer des gens pour le convaincre, comme la famille ou d’autres, et je patiente si vraiment je tiens à cette femme et que je ne veux que celle-là. Je patiente jusqu’à, in sha Allah ta’ala réussir à le convaincre bi idhniLlah  soubhanahou wa ta’ala (par la permission d’Allah Le Très-Haut).

Wa Allahou arlam (et Dieu est Plus Savant).

 

 

 

 

Conseil à un  frère qui aime une sœur et reste en contact avec elle par téléphone en attendant une réponse à sa demande en mariage.

 

Question d’un frère : Qu’Allah azza wa jal vous préserve sheikh et qu’Il soit satisfait de vous pour tout le temps que vous nous accordez ainsi que tous les admin. Je suis un étudiant. Cela fait longtemps que je connais une fille dotée d’un comportement que j’admire beaucoup. Elle fait ses prières, elle n’est jamais passée par des histoires de petits amis. Cependant, elle se réclame d’une secte déviante à savoir une secte parmi les sectes des soufis. Je l’ai aimé jusqu’à un jour où je me suis rendu auprès d’elle pour lui dire que j’aimerais l’épouser. Mais elle ne me répondit pas. J’admets que cela m’est interdit de parler avec elle. Cela affaiblit ma foi. Mais je n’ai pas de mauvaise intention. J’aimerais savoir si ce penchant que j’ai envers cette fille peut être une cause que l’amour d’Allah azza wa jal ne soit pas concrétisé, c’est-à-dire est-ce que je dois combattre l’amour envers cette fille pour bénéficier du vrai amour d’Allah azza wa jal. Cette fille m’appelle au téléphone pour un besoin et moi aussi je l’appelle si j’ai une difficulté d’argent. Est-ce que cette communication est permise ? Et est-ce qu’il m’est permis de la demander en mariage vu qu’elle se réclame d’un groupe soufi ? Si oui, est-ce que je peux réitérer ma demande puisque jusqu’aujourd’hui, je n’ai aucune réponse de sa part. Je rappelle que je ne connais pas ses parents. Nous sommes tous les deux des étudiants étrangers.

 

Réponse du sheikh :

BisimiLlahi rahmani rahim (Au nom d Dieu Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux)

Wa salâti wa salam ‘ala el Moursaline (prières et paix sur les Envoyés).

Par rapport à ce qu’a dit ce jeune frère étudiant. Qu’Allah soubhanahou wa ta’ala le préserve. Il faudrait savoir deux choses, la première : avoir des sentiments envers une autre personne dans le cœur n’est pas interdit, si cela reste au niveau du cœur, parce que des fois on ne peut pas se commander et commander son cœur. Par contre, ce qui est interdit, c’est de dire à une personne, par exemple, « voilà ce que je ressens envers toi » et d’avoir des contacts avec elle.

C’est pour cela que le prophète sallaLlahou aleyhi wa salam (paix et bénédictions d’Allah sur lui), a dit dans un hadith authentique « Il n’y a pas mieux, pour les amoureux, que le mariage ». Donc c’est permis pour celui qui ressent quelque chose envers l’autre d’aller chez son tuteur et de lui dire qu’il veut demander sa fille ou autre chose comme ça. Ça c’était pour la première des choses.

La deuxième chose : rentre dans l’amour d’Allah soubhanahou wa ta’ala (gloire à lui Le Très Haut), d’aimer ce qu’Il aime et détester ce qu’Il déteste. Or, le questionneur dit que cette sœur fait partie d’un groupe soufi. Or, s’il se marie avec elle, il n’y a aucune preuve qu’elle va se réformer et qu’elle va aller sur la droiture (ad-djedda) et sur la salafiyyah. Qu’est-ce qui nous prouve même que ce n’est pas elle qui va l’attirer et le rendre soufi. C’est pour cela que se marier avec une sœur pareille, c’est vraiment se jeter à la perdition « fi tehlouka ».

Moi, je m’éloigne de quelqu’un qui appartient à un  groupe déviant pareil car Allah soubhanahou wa ta’ala n’aime pas ce groupe déviant. Et moi j’aime pour Allah et je déteste pour Allah.

Donc pour ma part, cette personne, normalement à partir d’aujourd’hui, je ne garde plus aucun contact avec elle et je fais tout mon possible pour l’oublier.

Pour l’oublier facilement, il y a deux choses. La première, je délaisse cela POUR ALLAH. Je ne le délaisse pas pour moi mais pour Allah soubhanahou wa ta’ala. Comme ça je suis beaucoup plus motivé. Et la deuxième chose, j’essaie vite de remplacer les sentiments envers cette personne vers une autre personne. C’est-à-dire que je cherche une sœur qui est ma cha Allah sur la droiture, au bon comportement. Je cherche qui sont ses parents et je vais lui demander sa main. Comme ça la deuxième me fait vite oublier la première. Je ne laisse pas mon cœur vide comme ça car j’aurai toujours la nostalgie pour la première. Mais vite, in sha Allahou ta’ala je vais demander la main d’une deuxième qui est ma cha Allah.

Qu’Allah soubhanahou wa ta’ala t’aide et t’ouvre l’une des portes de Sa Miséricorde.

Date de dernière mise à jour : dimanche, 30 Octobre 2016